Vendredi 16 mai 2008

Dans un récent article de blog, Alduy développe ses arguments sur une de ses interventions au Sénat au cours de laquelle il exprime haut et fort l'importance de réhabiliter les langues régionales et de leur attribuer une véritable légitimité ; réclamant à leur égard, une reconnaissance républicaine. Entendons par langue régionale, principalement la sienne. Celle qui devrait selon lui, s'imposer à toute l'Europe, voire à la planète entière... La mégalomanie, en la matière, n'a pas de limites... (lui semble t'il....).
Le démagogue est adroit. Il sait que cette cause à défendre lui est bénéfique en terme d'électorat et il l'a bien compris depuis longtemps. Il en a, d'ailleurs, fait son habit de parade qu'il « astique » consciencieusement pour les grandes occasions où quand les obligations ou nécessités politiques l'exigent.
Parmi ses farouches partisans, adeptes de cette identité obsessionnelle, il y a les irréductibles (ceux qui absorbent le catalanisme par overdose jusqu'à en perdre le sens de la réalité). Il y a aussi les indifférents qui se laissent néanmoins gagner par une image locale qui les flatte délicieusement et compense, par ailleurs, leur manque de reconnaissance. Il y a également les moutons benêts qui suivent ce troupeau d'ânes catalans sans inspiration particulière, mais uniquement par mimétisme de comportement. Et puis, il y a les lâches, ceux qui n'osent pas s'affronter à ce courant obséquieux parce qu'il est de mauvaise stratégie de s'opposer à la dictature des pseudo détenteurs des lieux. Enfin, toute une communauté qui se satisfait d'un orgueil qui lui permet de dissimuler toutes ses imperfections au travers d'un artifice populaire. Et tout cela, dans une région qui reste néanmoins une des plus socialement sinistrée de notre pays.
Fort heureusement, il y a les lucides, ceux qui abordent le XXIième siècle comme il se doit. En prenant en compte les réalités sociales et la nécessité de s'unir plus largement pour se maintenir dans une société qui nous permette à tous, de vivre à l'échelle de nos ambitions humaines.
La culture catalane ne pose de problème à personne, dés lors où elle reste à la place qui lui revient. Dans l'histoire et la connaissance. Dans les lieux de culture. Pas dans des institutions civiles et républicaines.
Alors, oui, évidemment, il y a bien cette notion d'héritage culturel indéniable. Mais qui a l'allure d'un grand blason qui s'affiche à la porte de cette sorte de forteresse intellectuelle qui protége la prétention collective de toute autre vérité avérée qui pourrait lui nuire.
Alduy l'exploite avec adresse, prônant la "catalinité qui enrichit", rejetant faussement le "catalanisme qui divise ou qui altère l'environnement économique, social et culturel local". Une bien noble disposition si elle n'était pas nourrie de contradictions et d'intérêts.
L'héritage catalan" est une culture, et uniquement une culture. Il appartient au passé, au profit de tous et de chacun, à toute la collectivité intellectuelle. Chacun le prend (ou ne le prend pas) comme tout savoir. C'est en cela où il s'associe aux droits fondamentaux. L'intégrer dans le fonctionnement de notre république ou lui donner un quelconque statut juridique, serait contraire à la neutralité et aux fondements de cette même république, qui est, et qui doit rester une communauté unique, dans une communication unique et partagée entre tous.
"La francophonie inclut toutes les langues de France" rajoute le sénateur. Certainement pas! La nation est une unité qui se doit, pour être cohérente dans son ensemble, d'utiliser un dialecte commun à tous, sans aucune exception, excluant totalement tout particularisme.
Bien évidemment qu'il y a, dans toute culture, une part qui revient à l'identité individuelle et collective au sens du groupe, mais certainement pas collective au sens de la nation.
Et puis, la seule complémentarité de langue acceptable est celle qui nous permettra à tous, de nous rapprocher du monde extérieur. La modernité et l'avenir reposent sur nos capacités à communiquer avec les autres nations ; et bien au-delà de l'Europe. Et contrairement à ce qu'essaie de nous faire croire JPA, ce n'est pas avec du "Catalan" que nous investirons le monde. Et, excusez-moi du peu, mais j'ai beaucoup de mal à imaginer l'autochtone catalan du coin communiquer dans son petit patois local avec des interlocuteurs américains, russes, indiens, asiatiques ou le reste de la planète (je soupçonne certains d'avoir essayé avec E.T.).
Alors laissons le "catalanisme" à la culture, et le reste à la société, elle se construira d'elle-même sans avoir besoin de s'entourer d'artifices prétentieux.
Et arrêtons de faire de la masturbation débile sur le "catalanisme planétaire" sous le prétexte qu'un jour, un clown mystificateur a déclaré la vulgaire gare ferroviaire du lieu comme étant le "Centre du Monde".
AAMB


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Mardi 13 mai 2008

Il n'y a rien de plus hypocrite et de plus perfide qu'un discours politique qui détourne et exploite par pure démagogie, cette belle notion humaine dans le seul but de gagner la sympathie des citoyens. Un discours malsain, malhonnêtement correct en terme politique mais tout à fait immoral au sens humain.
Ainsi, dans un article de blog du 9 mai dernier sur le thème de l'Europe, Alduy glisse adroitement, au milieu des vraies raisons économiques et politiques sur la construction de l'Europe, des propos mettant en avant ces grandes idées sur les bienfaits de cette Union, comme « le rapprochement des individus de nations différentes », « l'harmonie entre les peuples », « une société fraternelle », et j'en passe...
Difficile de croire à une quelconque sincérité, de la part d'un farouche partisan du catalanisme discriminatoire. De la part de celui qui entretient depuis des années la différence entre les communautés locales.
Mais c'est un exercice que tous les politiques pratiquent lorsque l'impopularité se fait plus menaçante. Sarkozy lui-même, s'y adonne de tant à autre. Mais avec des résultats plutôt navrants. A fortiori, émanant d'un homme qui pratique lui aussi, une politique autocratique foncièrement asociale.
Néanmoins rusé, notre régionaliste convaincu, associe également à son discours faussement humaniste, l'identité culturelle (intérêt local oblige). Parle t'il de la sienne ou d'une association de toutes les cultures dans le sens de la communauté universelle ? Celui-ci n'ayant jamais démontré quoi que ce soit dans ce sens, ne manquerait pas, si réponse il y avait, de nous ressortir ce sempiternel alibi sur « Casa Musical » ou d'autres supercheries comme la politique de « l'archipel ».
Bien évidemment que l'Europe contribuera à rapprocher les cultures. Mais, cela se fera dans un partage intellectuel profitable à tous. Pas pour entretenir les sectarismes malfaisants. Un individu incapable de s'exprimer sans rabâcher avec orgueil, « Nous, les Catalans ! (nous, nous, nous...)... » ne peut être capable de dire avec une extrême sincérité, « Nous, les Européens. Nous, les citoyens du monde !... ». Et ce ne sont pas les discours trompeurs de JPA qui rendront ce travers plus acceptables aux yeux des vrais humanistes.
Et puis, décidément, quand un catalan mégalo, doublé d'un politicien pompeux, se prend pour un sage, cela ne donne qu'une pitoyable clownerie.
AAMB


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Dimanche 11 mai 2008

La nature humaine est décidément l'infirmité indélébile la plus méprisable que nous ayons à assumer, un travers infâme, résolument immuable.
Nous pensons par prétention démesurée, avoir sublimement évolué ; être devenus meilleurs, plus intelligents au sens juste du terme, avoir acquis une expérience qui nous élève au-dessus de tout et de toute chose. Jamais plus intimement surs et fiers « d'être » que de « ne pas être ».
Dans toute l'histoire de l'humanité, notre monde a connu toutes sortes de civilisations, des plus glorieuses aux plus préjudiciables à l'homme, toujours principalement nourries par l'ambition d'un pouvoir de suprématie écrasante et démesurément orgueilleuse. L'esprit le plus infâme et le plus condamnable de toutes nos perversions ! Cette arrogante soif de pouvoir et de supériorité qui nous classe, nous, les êtres si évolués, au rang de l'animal le plus nuisible de cette terre.
Et à ce stade de notre évolution, fort de notre vanité, nous nous satisfaisons d'une vague certitude que notre civilisation du moment est arrivée à une maturité fonctionnelle, voire culturelle, dans sa conception comme dans sa philosophie ; présomptueusement convaincus qu'il ne nous reste plus qu'à en trouver et construire une forme élevée qui convienne à l'humanité toute entière.
Nous n'avons pourtant rien qui puisse nous rendre plus digne que ce passé, lourd de guerres, de conflits, de famines et de désastres de toutes sortes, que nous condamnons et remisons trop aisément dans nos petites fiches d'histoire ou dans ces mémoires manipulées. Notre présent est toujours accablé par toutes sortes d'avidités, d'orgueils, de dictatures écrasantes, de misères en tous genres. Et ces dépravations se nichent dans les moindres recoins de notre société, en l'individu même qui cherche continuellement à s'élever au-dessus de tout ses semblables.
Notre société est foncièrement imprégnée de cette multitude de perversions plus insidieuses les unes que les autres, sournoisement exploitées, toujours ambitieuses et plus condamnables que jamais. Toujours animées par l'intérêt absolu, l'individu reste foncièrement égocentrique et coupable d'ignorer tout intérêt moral, au sens de l'humanité tout entière.
Je le dis et le crie haut et fort. Pour l'avoir si souvent exprimé, la véritable réforme de notre monde repose essentiellement sur une volonté unanime d'unité.
Oui, l'UNITE ! Je dis bien l'UNITE. Un terme abstrait que beaucoup rayeront de leur vocabulaire parce que trop attachés au règne puissant de leur petite personne ou de leur petite communauté. Ces esprits polluants qui ne s'attachent qu'à leur vanité et leurs basses prétentions.
L'UNITE, qui exprime à elle seule toute la profondeur de ce qui doit être ! De ce qui est nécessaire à l'édifice d'un monde meilleur. Plus nous nous rapprocherons des autres, des peuples et du monde en général, plus la communauté sera grandissante et plus nous chasserons tous ces travers qui polluent l'humanité et qui nous rendent si pitoyables.
Etre citoyen du monde, c'est être solidaire de chacun et de tous. C'est chasser toute cette discrimination ou cette indifférence envers nos semblables. C'est avoir un respect inébranlable pour l'équité et le droit pour tous. C'est traiter, sans aucune frontière, son semblable avec égalité, dans la considération de tous et le partage de toutes choses, sans prétention débile.
Entretenir la différence, entretenir la supériorité, est de l'orgueil nocif, de l'attachement à soi-même. On ne construit pas le monde en portant un regard incontrôlable sur sa propre personne, sur son propre nombril.
Cette dépravation est pourtant en tous les endroits, tous les sujets, et se répand comme une gangrène dans les moindres recoins de notre vie et de notre quotidien. Notre société en est imprégnée dans toutes formes d'esprits. Le sectarisme conquérant en est l'exemple le plus manifeste.
Le catalanisme, ce sectarisme imbécile, ne manque pas d'exceller en la matière. Il entretient un égotisme pervers qui s'immisce, pour se rendre plus fort, jusque dans la politique. Comme certains de nos élus, à l'exemple de Mach, qui s'octroie, avec une autosuffisante pitoyable, le devoir de porter son petit patois local dans l'hémicycle d'un lieu constitutionnel où s'applique une des grandes règles de notre démocratie. Non pas celle des « forcenés du coin » mais celle de la nation française tout entière...
Et puis, Alduy, qui encourage cette dérive imbécile jusqu'à envisager d'imposer l'association de ce dialecte local à la langue française dans les institutions publiques. De la bêtise humaine en barre. Celle qui contribue à « déconstruire l'humanité ».
Qu'en est-il de toutes ces communautés qui peuplent cette ville ? Gitans, maghrébins, juifs, africains, asiatiques ou même, pourquoi pas, britanniques. Va-t-on imposer la langue de chacun où se satisfaire arbitrairement d'une discrimination linguistique, qui ne serait, en fait qu'une discrimination culturelle, populaire, voire raciale.
Les obédienciers à l'égotisme catalan, avancerons qu'ils ne rejettent nullement leur lien avec la nation et le reste du monde mais revendiquent une juste part de leur culture.
Quelle foutaise ! De l'hypocrisie à l'état pur ! La culture doit s'entretenir dans la seule sphère du savoir, et uniquement du savoir. C'est un héritage ! Un don du passé qui doit contribuer à élever la connaissance. Pas à servir les dépravations égotistes d'une poignée d'irréductibles en manque de reconnaissance. L'intégrer dans toute institution publique ou dans notre société civile est une atteinte à tous les citoyens.
Nous revendiquons aujourd'hui avec acharnement cette noble et impartiale laïcité, fier d'avoir écarter de notre société civile et républicaine, toute ingérence religieuse. Et cela, dans le sens de préserver, l'équité et l'esprit universel. Le régionalisme dogmatique est une corruption de l'esprit encore plus pernicieuse que les religions elles-mêmes.
Nous ne pouvons pas tolérer que des tempéraments vaniteux transgressent l'unité citoyenne au profit d'un nombrilisme imbécile et stérile.
A fortiori, dans une ville déjà déchirée par une politique communautariste terriblement accablante, terriblement enlisée, et soumise à une impuissance ou une incompréhension générale ; volontairement entretenue par la municipalité Alduy, socle de ce particularisme débile.
Alors, je le dis à tous ces imbéciles qui pratiquent la masturbation régionaliste, et à tous ces adorateurs du particularisme nuisible, ne revendiquez jamais d'être des humanistes.
L'humanité ne vous le pardonnerait pas !
AAMB


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Dimanche 4 mai 2008

La crise alimentaire qui frappe aujourd'hui les pays les plus pauvres progresse chaque jour, de façon plus incontrôlable au point que des nations comme la notre, si longtemps rassurantes sur leur économie ne se considèrent plus à l'abri et se trouvent aujourd'hui totalement désemparé face à cette catastrophe humanitaire.
Et ce n'est pas les déclarations récentes de DSK, qui occupe depuis peu la fonction de directeur général du FMI qui nous rassurerons. Comme pour justifier de sa fonction, celui-ci tente de nous vendre tous ses arguments sur la politique monétaire, la politique budgétaire, la réduction des taux d'intérêt pour relancer l'investissement et la consommation, tout cet attirail de propos aussi abstraits que démagogues. Des discours financiers et politiques fait par un financier et un politique, pour les financiers et les politiques !
Rien qui ne rassure les populations accablées par cette pénurie alimentaire.
La responsabilité en revient pourtant à tous les gouvernants de ce monde. A commencer par ces puissants groupes financiers, qui ont délibérément ignoré les 7 milliards d'individus que nous sommes, dans le seul but de profit ; en privilégiant la production rentable, sans autres considérations que l'intérêt démesuré. La notion humaine étant en la matière, qu'un encombrant, qu'une barrière aisément contournable.
Et les grands dirigeants politiques, soumis eux-mêmes à ce pouvoir financier, sont tout aussi responsables de cette situation. Mais c'est une réalité, ces derniers ont toujours privilégié la stratégie du moment, en s'exonérant sciemment de toute anticipation ou disposition néfaste à leur image et à leur pouvoir.
Ainsi, tant que les grands politiques de ce monde, eux mêmes soumis aux pouvoirs financiers, contrôleront unilatéralement notre destin, rien ne pourra changer, à moins de remettre en cause tous les systèmes dictatoriaux qui gèrent notre planète.
Et on peut se demander si l'environnement en place aujourd'hui, ne contribuent pas, sans que nous le percevions, à fertiliser un terrain propre à engendrer une révolution universelle, un mouvement reposant sur une sorte de révolution culturelle, au sens économique et social, qui écraserait ce colonialisme financier. Celui-là même qui nous impose sa souveraineté de façon totalitaire, sans reconnaissance et sans humanisme.
Le communisme primaire n'est peut-être pas totalement mort....
« Selon les moyens de chacun, pour les besoins de chacun » est un principe de communautarisme qui s'avère de plus en plus vital. La production alimentaire (comme la production d'énergie) n'est pas à l'infini. Notre monde n'est pas infini ! Et il faudra un jour, imposer la gestion et la redistribution équitable, réformer fondamentalement tous les principes de fonctionnement politiques, économiques et financiers, reconstruire notre culture sur l'équité et le sens du partage.
L'histoire nous a enseigné que les grandes crises économiques ont le plus souvent engendré des renversements politiques violents, ou de façon plus tragique, des guerres terribles et dévastatrices.
Le communisme, aussi violent fut-il, a fait parti, en son temps, de ces courants politiques qui ont changé le monde. Et même si aujourd'hui, il se résume, dans les pays industrialisés, à une simple épave idéologique dépassée, il a contribué, à son apothéose, à imposer l'idée sociale dans la l'ordre politique.
AAMB


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Dimanche 4 mai 2008

C'est un choix ! S'intéresser aux autres où s'écouter soi-même ! Plutôt délaissé, cet espace un peu particulier a au moins cette qualité de ne répondre à aucune de ces obligations de productivité auxquelles nous nous laisserions facilement gagnés et qui engendre parfois des inepties ou des excès mal contrôlés.
J'ai signé ces jours ci la pétition lancée par AVAAZ visant à interpeller l'ONU, le G8 et l'UE sur les conséquences catastrophiques de la crise alimentaire mondiale qui gagne comme un véritable cancer tous les pays économiquement faibles. J'ai aussi comme beaucoup, adhéré précédemment à la cause tibétaine, comme j'ai signé également la pétition contre la dictature birmane, comme celle destinée à convaincre les candidats à l'élection présidentielle américaine de reconsidérer l'ordre humanitaire, et aussi d'autres pétitions comme celle sur la défense du principe de laïcité, et puis d'autres....
C'est aussi un choix !
Mais, comment passe t'on de l'égoïsme pervers à l'intérêt sincère envers ses semblables ?
Peut-être parce que notre expérience et l'histoire nous apprend que l'individu est méprisable. Que la société est méprisable ! Et que seul, « l'homme » reste l'ultime espoir.
Parce que, rejetant toutes ces prétentions dérisoires nuisibles à la cause humaine, je m'estime, en mon âme, membres de cette grande famille universelle. Que je me sens intimement lié à chaque « être pensant » malgré cette terrible condition qui nous frappe tous, et qui nous rend tous si condamnables. Parce que je m'inscris, comme, citoyen dissident de ce monde dont j'en rejette toutes les règles et les obligations qui ne servent uniquement que les intérêts des maîtres dirigeants des grandes puissances économiques et politiques. Parce qu'il est aussi du devoir de chacun de s'opposer à tout ce qui porte atteinte aux biens de l'homme, à l'unité, et aux droits fondamentaux. Parce qu'il en va de notre salut de nous élever sans conditions contre toutes les injustices, contre tout ce qui n'est pas dans le respect, la liberté et l'égalité de chacun.
Oui, toutes ces nobles et inestimables ambitions qui nous maintiennent en espérance et qui nous donnent l'envie tenace de revendiquer un monde meilleur, plus humain et plus juste.
Et peut-être, nous sauver ainsi nous-même de nos propres erreurs ; nous rendre moins coupables...
Ainsi, les misérables particules que nous sommes, noyées dans ce monde si vaste, n'avons pour seule arme que d'exprimer nos colères et nos compassions dans tous les chemins auxquels nous pouvons accéder, de nous unir à d'autres particules et de créer ainsi la masse qui permet de rompre toute soumission.
Tout cela me laisse néanmoins cet arrière goût amer d'un acte dérisoire et désespéré face à une adversité si puissante et si inaccessible, dirigée par un ramassis de politiques qui nous manipulent comme des pions. Et nous servons ainsi, contre notre volonté, à de multiples intérêts démunis de toute humanité et qui ne sont pas les nôtres. Nous laissant aussi cette sensation pesante que notre destin, nous échappe et nous rend chaque jour plus esclave et plus soumis que jamais.
AAMB


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Lundi 7 avril 2008

Nous en parlons tous. C’est une réalité malheureuse de notre monde. Le mal d’existence et la persécution des tibétains par la Chine est une injustice inacceptable qui nous touche et nous concerne « Tous ».

Les protestations sur ce sujet n’ont pas manqué et je voudrais seulement profiter de cet espace de partage pour parler à celui ou celle qui me lira, de la pétition lancée par l’association AVAAZ en faveur de ce peuple. Cette pétition compte aujourd’hui plus d’un million et demi de signatures et pas loin de 1400 commentaires.

Je vous encourage, si ce n’est pas déjà fait, à le faire également (en cliquant ou recopiant le lien suivant) si, tout comme moi, vous refusez irrémédiablement ces dérives totalement inacceptables et croyez fermement aux droits essentiels de l’homme.

 

http://www.avaaz.org/fr/tibet_report_back/21.php?cl=71958864

 

Mon commentaire a été rédigé ainsi :

 

Le sort du Tibet, en tant qu'Etat indépendant, est malheureusement déjà inscrit dans l'histoire. A l'exemple des colons israéliens, il est utopique de penser qu'un gouvernement comme la Chine puisse accepter, même sous la pression des plus grandes puissances, de redéplacer ou d'abandonner toute une population de colons chinois déjà  enracinés et avec une présence largement supérieure en nombre par rapport aux tibétains de souche. Ceci est inconcevable, techniquement, socialement et politiquement.

Il appartient néanmoins à la Chine de considérer tout ses ressortissants dans un même pied d'égalité et de respect, et de se conformer aux droits fondamentaux de l'homme. Ses discriminations, ses persécutions, ses répressions violentes, son obstination à réduire le peuple tibétain à l'état d'inférieur sont humainement inacceptables.

Il n'y a donc pas d'illégitimité ni d'ingérence à s'opposer, nous tous, citoyens du monde, à ce génocide déguisé. Et nous devons le faire entendre !

Que le monde sportif laisse penser qu'il exerce au travers des JO un acte de foi direct sur l'universalité des "êtres" est un artifice. Cette manifestation n'est, en premier plan, qu'une dualité pacifique mais orgueilleuse d'homme et de nation. C'est néanmoins dans l'esprit dans lequel elle s'accomplit que naît le vrai sens du rapprochement et de l'universel. En cela, elle symbolise toute la part lumineuse des hommes et des peuples.

Si la Chine persiste dans son refus d'ouverture et de dialogue vers une reconnaissance et une véritable équité envers le peuple tibétain, nous devons, nous avons l'obligation, de l'amener à se satisfaire d'un simple rassemblement de dualité sportive, dédouané de toute dignité et de tout honneur.

Ainsi, tous les Chefs d'Etats se prévalant d'une démocratie reposant sur les droits essentiels de l'homme, doivent refuser catégoriquement de se compromettre dans une présentation officielle à ces JO sous peine d'être reconnus comme traîtres à la cause humaine.

Si, pour le seul motif de l'ambition économique, la raison ne pouvait l'emporter aujourd'hui, il nous reviendrait, à nous, citoyens du monde libre, de le leur faire entendre en poussant notre mobilisation jusqu'à l'application du refus pur et simple de reconnaissance de notre propre représentant.

 

AAMB


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Dimanche 30 mars 2008

En deçà de ces grandes et nobles écoles , de la philosophie, nous en faisons « tous », s'accorde t'on à dire. C'est ce à quoi nous nous exerçons parfois, lorsque nous ne faisons pourtant que donner des mots à des questionnements abstraits et pour lesquels il n'existe aucune véritable réponse établie. Aucune, en tout cas, qui puisse conduire à des vérités universelles.
Mais l'incertitude et l'infini précarité qui caractérisent nos réponses, ont au moins cet avantage de noyer nos réflexions dans cet abstrait qui exonère notre esprit de toute obligation de compréhension.
Elle permet, par ailleurs, aux plus orgueilleux, de s'attribuer prétentieusement un bon sens supérieur qui les place au rang des supposés « sages ».

Et c'est ainsi, qu'ici même, en observant cette philosophie quelque peu corrompue, l'on fait soi-même de la philosophie facile.

Drôle de pratique que cet exercice si confus et si terriblement dispersé, finalement démuni de tout aboutissement. Constitué de règles et de principes perdus dans un labyrinthe d'incertitudes, il débouche le plus souvent sur des vérités abstraites qui n'ont de véritable entendement que pour leurs géniteurs. Ainsi, comme l'a si bien exprimé Albalat, « le grand tort des philosophes est de se croire en possession d'une tournure d'esprit qui leur confère l'infaillibilité du jugement et l'universalité des compétences ».
Et la philosophie se satisfait ainsi à elle-même, enfermée dans ses principes et son orgueil ; « le plus stupide de tous » disait Cioran, « ...être philosophe étant de croire que vous êtes seul à l'être... ».

Il n'existe pourtant rien de plus incertain, rien de plus impalpable que la philosophie. Et la vraie sagesse, s'il en existait une véritable et universelle, devrait amener les philosophes à ne pas se l'approprier injustement et à l'exercer avec plus de prudence et d'humilité.
Mais ces derniers, toujours soumis à cet obligeant orgueil, ont laissé dériver cette notion à leur avantage, entretenant l'intérêt du reste du monde comme on cultive amoureusement son jardin.
La philosophie n'est pourtant, qu'une science inerte et sans âme. Elle rejette toute émotion, toute sensibilité, rejette le pouvoir de nos rêves ; toutes ces qualités qui sont pourtant l'énergie qui nous active et nous élève. Ainsi, ce n'est pas la philosophie qui a fait évoluer le monde mais les esprits immenses, ambitieux, capables des plus grandes envolées. Ces hommes de courage et de volonté remarquables. Ces mêmes hommes nourris de grandes illusions et qui se sont battus pour porter jusqu'au sommet leurs justes ambitions au profit de l'humanité.
La philosophie n'étant qu'un ingrédient parmi d'autres... Et c'est l'homme qui « construit ».

AAMB


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Vendredi 21 mars 2008

Que dire sur ce lamentable spectacle que nous offre le « Centre du Monde » à l'occasion de ces élections municipales ?. Il ne manque plus que la potion magique dans ce « combat des chefs » pour le pouvoir.
Et, faute de s'envoyer des menhirs sur la tête, on s'adresse des menaces de procès en tout genre. Tout cela, dans une comédie burlesque qui aurait pu, pour une fois, nous distraire (faute de pouvoir nous élever dans le partage de cette si attachante démocratie).
Mais malheureusement, la réalité est bien plus affligeante. L'acte délictueux d'un scrutateur délinquant que l'on s'est empressé de classer dans la rubrique du grand banditisme, a plongé les antagonistes politiques du lieux dans une guerre sans merci. Entre un "Alduy" qui, pour se protéger, n'a pu faire autrement que de lever un paravent monumental en jouant les pucelles offensées et en menaçant, pour la surenchère (il faut être crédible jusqu'au bout), d'attaquer le fauteur de trouble qui a porté atteinte à ce qu'il considère déjà prétentieusement comme un succès ; et par ailleurs, une "Amiel-Donat" qui se jette comme une forcenée sur la faille, ne renonçant encore plus que jamais à ce grand rêve de devenir calife à la place du calife, menaçant de procès tout ce qui bouge. Il n'y a pas à dire, la politique, c'est vraiment un métier...
La place est-elle à ce point savoureuse pour que chacun s'abandonne au vulgaire au profit d'une ambition de pouvoir qu'en fin de compte aucun ne mérite ?.
Alduy est bien, sans conteste, l'homme à abattre !... Mais qu'en serait-il d'une victoire (d'un camp comme de l'autre) qui ne reposerait que sur une simple décision administrative qui, certes, relancerait les élections, mais dans un climat pollué et dénaturé ? La victoire, quel que soit l'élu, aura un goût plutôt amer, une victoire dérobée plutôt que méritée.
Mais tout cela est bien à l'image de la ville : inconstante et prétentieuse, sans conscience avérée. La misère sociale ne suffisant pas, on y ajoute la misère politique.

"Perpignan gagnant" disait le slogan

AAMB


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Lundi 17 mars 2008

Quel magnifique accomplissement que cette remarquable et exaltante démocratie, fondement de nos valeurs et premier sens de notre souveraineté populaire. Et nous pouvons, au terme de chaque élection, nous satisfaire avec bonheur, de préserver, contre tout, cette première sagesse communautaire. Et ces choix collectifs, nous renvoient implacablement, l’image de cette société que nous avons savoureusement construit et dans laquelle nous conditionnons toutes nos belles ambitions. Ainsi va, le monde que nous nous sommes si bien choisi.

Mais, malheureusement, cette société ne sera jamais un modèle de raison. Il persiste encore bien trop d’injustice et d’inégalité. Mais elle nous convient en l’état. Et nous continuons à la valider, sages comme des moutons, l’entretenant avec des convictions démesurées, si peu qu’elle satisfasse à notre petit confort, incapables que nous sommes d’avoir un regard différend sur notre monde.
Alduy va donc poursuivre son règne. Ainsi l’a souhaité la majorité communautaire perpignanaise. Fidèle à elle-même, dans un esprit terriblement prétentieux, injuste envers les minorités et vaniteusement catalane. Et Perpignan va continuer à se satisfaire de ses artifices, de ses apparences trompeuses et prétentieuses, dissimulant avec imposture un vide immense, d’humilité et d‘humanisme.
AAMB

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Jeudi 13 mars 2008

La "vraie vie" est celle qui s’impose à nous, impitoyable et imparfaite, indépendante de toutes nos volontés. Elle ignore la pitié et méprise cruellement tous nos rêves. Elle se commande à notre monde, sans compassion, sans daigner porter le moindre regard sur nous-même. La nature lui rend toujours ses droits et la place qui lui revient.
"L'autre vie" est celle que nous fabriquons, que nous modelons en réponse à nos désirs, nos espoirs, notre éducation morale et notre vécu. Elle n'est que le miroir de nos illusions et de nos ignorances... Et accrochés ainsi à ces rêves inconstants, nous nous trompons à nous-même, nous attribuant en toute vanité, un bon sens légitime; prenant pour vérité tout ce qui nous touche; entretenant la certitude comme on s'attache à l’orgueil. Dépouillés de toute véritable sagesse, nous y abandonnons notre faculté de partage et notre sens du discernement; confondant aisément les fausses vérités avec les justes faiblesses. Notre confort intérieur ne reposant finalement que sur notre capacité à dénier les pires défauts de notre espèce.
Mais en entretenant ces dispositions nocives, nous dénaturons la grande cause morale,  bafouant en toute impunité, les principes même de la part lumineuse de notre condition. Et nous continuons ainsi à évoluer avec une suffisance méprisable en créant un monde où l’apparence et le pouvoir restent les conditions d’existence corrompues mais impérieuses. 
L'histoire devrait pourtant nous avoir enseigné la défiance vis à vis de nous-même et la puissance infinie de nos égarements, comme ces dépravations misérables qui ont, dans notre passé, poussé l’homme à se révolter, et à s’élever dans le respect de lui-même. Mais cette noble conscience s'est, dans son emportement, écarté progressivement de son sens originel et a fini par en oublier l’existence même de l’injustice et de la misère toujours présentes et toujours pesantes ; l’indifférence s’installant sournoisement comme une insulte à ce siècle moderne.
Ce monde tant idéalisé et si plein de promesses, s’est-il donc, dans son ambition vorace, débarrassé de son véritable humanisme ?
Certes oui ! …et chacun le revendique avec imposture dans un esprit passif où l’intérêt individuel se pose en maître. Là où le vice et la vertu, pourtant si opposés, se sont rapprochés jusqu’à se confondre, dans un profil humain terriblement égoïste et égocentrique.
Ainsi, sous cette « condition humaine » qui se glorifie de son apothéose, se révèle la plus inconsciente des injustices décadentes.
« La lumière naîtra au contact des idées avec les faits et les hommes ».
Mais notre évolution, s’est égarée dans cette grande marche. Les ambitions s’entrechoquent et se confondent dans le tumulte nébuleux d’une société qui se dit arbitrairement humaine et grandissante, mais où, chacun s’efforce de faire valoir ses capacités de jugement et ses fausses compassions, où chacun cherche à imposer, non sans vanité, sa propre force de raison, où l’intérêt individuel règne en maître sur toute chose. Et nous nous perdons ainsi dans notre ascension à la maturité, atrophiant sans conscience, les fondements même de l’idéalisme social au profit de l’intérêt individuel.
Nous revendiquons de grands principes humanistes mais nous nous agitions dans ce décor immense où, au derrière de la scène, nous nous adonnons au culte du pouvoir, de la possession, de l'individualisme et de l’apparence tant notre esprit est débile.
C’est la réalité même, du faux bonheur dans cette vraie société.
La sagesse de l’humilité devrait pourtant nous amener à plus de lucidité à notre encontre et conduire notre esprit à plus de sévérité vis à vis de toute chose et de nous même. Mais tout cela n'est que pure vanité et l'indulgence semble s'imposer comme une première sagesse.Nos dispositions nous échappent et ne méritent probablement pas le procès que l'on en fait. Nul n’est d'ailleurs vraiment en droit de juger de cette fatale condition humaine qui nous habille tous de façon si différente et tellement ressemblante.
Albert Camus, dans une vision sage l'entendait ainsi : « Pessimiste quant à la condition humaine, je suis optimiste quant à l’homme. ».
Alors contentons-nous, par sagesse, de suivre cette intimité cachée si peu qu’elle se nourrisse de vrais sentiments profonds. Tentons de retrouver toutes nos émotions perdues qui, bien qu’elles puissent altérer notre plénitude, n’en sont pas moins un reflet de nous même. Et gardons-nous de les écarter de nos dispositions, croyant, à tort, avoir surmonté des travers qui n’existent que pour nous disculper des faiblesses du moment.
Et plongeons sans retenue dans cette ultime dévotion, adhérons sans modération à cette ambition de Barrès, « Courrons à la solitude ! Soyons des nouveau-nés ! Dépouillés de nos attitudes, oublieux de nos vanités et de tout ce qui n’est pas notre âme, véritables libérés, nous créerons une atmosphère neuve où nous embellir par de sagaces expérimentations. »
Et enfin, peut-être,… oui, peut-être,… nous pourrons nous sentir apaisés et regarder le monde avec une sérénité reposante et majestueuse… impassible comme Dieu lui-même dirait Rousseau.

AAMB

publié dans : Pensées
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