« Quand on regarde au fond du coeur humain, on n'y trouve guère que des instincts contraires à l'égalité ; et ces instincts sont les plus violents de tous puisqu'ils s'appellent l'orgueil, l'envie, l'égoïsme, l'intolérance, la passion de jouir et de dominer. Et si les hommes tiennent tant à l’égalité, c’est simplement parce qu'ils voient dans l'égalité le premier titre de leurs prétentions, et le moyen direct de s'élever au-dessus des autres. » Maurice JOLY
Que dire sur ce lamentable spectacle que nous offre le « Centre du Monde » à l'occasion de ces élections
municipales ?. Il ne manque plus que la potion magique dans ce « combat des chefs » pour le pouvoir.
Et, faute de s'envoyer des menhirs sur la tête, on s'adresse des menaces de procès en tout genre. Tout cela, dans une comédie burlesque qui aurait pu, pour une fois, nous distraire (faute de
pouvoir nous élever dans le partage de cette si attachante démocratie).
Mais malheureusement, la réalité est bien plus affligeante. L'acte délictueux d'un scrutateur délinquant que l'on s'est empressé de classer dans la rubrique du grand banditisme, a plongé les
antagonistes politiques du lieux dans une guerre sans merci. Entre un "Alduy" qui, pour se protéger, n'a pu faire autrement que de lever un paravent monumental en jouant les pucelles offensées et
en menaçant, pour la surenchère (il faut être crédible jusqu'au bout), d'attaquer le fauteur de trouble qui a porté atteinte à ce qu'il considère déjà prétentieusement comme un succès ; et
par ailleurs, une "Amiel-Donat" qui se jette comme une forcenée sur la faille, ne renonçant encore plus que jamais à ce grand rêve de devenir calife à la place du calife, menaçant de procès tout
ce qui bouge. Il n'y a pas à dire, la politique, c'est vraiment un métier...
La place est-elle à ce point savoureuse pour que chacun s'abandonne au vulgaire au profit d'une ambition de pouvoir qu'en fin de compte aucun ne mérite ?.
Alduy est bien, sans conteste, l'homme à abattre !... Mais qu'en serait-il d'une victoire (d'un camp comme de l'autre) qui ne reposerait que sur une simple décision administrative qui,
certes, relancerait les élections, mais dans un climat pollué et dénaturé ? La victoire, quel que soit l'élu, aura un goût plutôt amer, une victoire dérobée plutôt que méritée.
Mais tout cela est bien à l'image de la ville : inconstante et prétentieuse, sans conscience avérée. La misère sociale ne suffisant pas, on y ajoute la misère politique.
"Perpignan gagnant" disait le slogan
AAMB