Dimanche 4 mai 2008

La crise alimentaire qui frappe aujourd'hui les pays les plus pauvres progresse chaque jour, de façon plus incontrôlable au point que des nations comme la notre, si longtemps rassurantes sur leur économie ne se considèrent plus à l'abri et se trouvent aujourd'hui totalement désemparé face à cette catastrophe humanitaire.
Et ce n'est pas les déclarations récentes de DSK, qui occupe depuis peu la fonction de directeur général du FMI qui nous rassurerons. Comme pour justifier de sa fonction, celui-ci tente de nous vendre tous ses arguments sur la politique monétaire, la politique budgétaire, la réduction des taux d'intérêt pour relancer l'investissement et la consommation, tout cet attirail de propos aussi abstraits que démagogues. Des discours financiers et politiques fait par un financier et un politique, pour les financiers et les politiques !
Rien qui ne rassure les populations accablées par cette pénurie alimentaire.
La responsabilité en revient pourtant à tous les gouvernants de ce monde. A commencer par ces puissants groupes financiers, qui ont délibérément ignoré les 7 milliards d'individus que nous sommes, dans le seul but de profit ; en privilégiant la production rentable, sans autres considérations que l'intérêt démesuré. La notion humaine étant en la matière, qu'un encombrant, qu'une barrière aisément contournable.
Et les grands dirigeants politiques, soumis eux-mêmes à ce pouvoir financier, sont tout aussi responsables de cette situation. Mais c'est une réalité, ces derniers ont toujours privilégié la stratégie du moment, en s'exonérant sciemment de toute anticipation ou disposition néfaste à leur image et à leur pouvoir.
Ainsi, tant que les grands politiques de ce monde, eux mêmes soumis aux pouvoirs financiers, contrôleront unilatéralement notre destin, rien ne pourra changer, à moins de remettre en cause tous les systèmes dictatoriaux qui gèrent notre planète.
Et on peut se demander si l'environnement en place aujourd'hui, ne contribuent pas, sans que nous le percevions, à fertiliser un terrain propre à engendrer une révolution universelle, un mouvement reposant sur une sorte de révolution culturelle, au sens économique et social, qui écraserait ce colonialisme financier. Celui-là même qui nous impose sa souveraineté de façon totalitaire, sans reconnaissance et sans humanisme.
Le communisme primaire n'est peut-être pas totalement mort....
« Selon les moyens de chacun, pour les besoins de chacun » est un principe de communautarisme qui s'avère de plus en plus vital. La production alimentaire (comme la production d'énergie) n'est pas à l'infini. Notre monde n'est pas infini ! Et il faudra un jour, imposer la gestion et la redistribution équitable, réformer fondamentalement tous les principes de fonctionnement politiques, économiques et financiers, reconstruire notre culture sur l'équité et le sens du partage.
L'histoire nous a enseigné que les grandes crises économiques ont le plus souvent engendré des renversements politiques violents, ou de façon plus tragique, des guerres terribles et dévastatrices.
Le communisme, aussi violent fut-il, a fait parti, en son temps, de ces courants politiques qui ont changé le monde. Et même si aujourd'hui, il se résume, dans les pays industrialisés, à une simple épave idéologique dépassée, il a contribué, à son apothéose, à imposer l'idée sociale dans la l'ordre politique.
AAMB


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