Dimanche 11 mai 2008

La nature humaine est décidément l'infirmité indélébile la plus méprisable que nous ayons à assumer, un travers infâme, résolument immuable.
Nous pensons par prétention démesurée, avoir sublimement évolué ; être devenus meilleurs, plus intelligents au sens juste du terme, avoir acquis une expérience qui nous élève au-dessus de tout et de toute chose. Jamais plus intimement surs et fiers « d'être » que de « ne pas être ».
Dans toute l'histoire de l'humanité, notre monde a connu toutes sortes de civilisations, des plus glorieuses aux plus préjudiciables à l'homme, toujours principalement nourries par l'ambition d'un pouvoir de suprématie écrasante et démesurément orgueilleuse. L'esprit le plus infâme et le plus condamnable de toutes nos perversions ! Cette arrogante soif de pouvoir et de supériorité qui nous classe, nous, les êtres si évolués, au rang de l'animal le plus nuisible de cette terre.
Et à ce stade de notre évolution, fort de notre vanité, nous nous satisfaisons d'une vague certitude que notre civilisation du moment est arrivée à une maturité fonctionnelle, voire culturelle, dans sa conception comme dans sa philosophie ; présomptueusement convaincus qu'il ne nous reste plus qu'à en trouver et construire une forme élevée qui convienne à l'humanité toute entière.
Nous n'avons pourtant rien qui puisse nous rendre plus méritant par rapport à ce passé pourtant lourd de guerres, de conflits, de famines et de désastres de toutes sortes, que nous condamnons et remisons trop aisément dans nos petites fiches d'histoire ou dans ces mémoires manipulées. Notre présent est toujours accablé par toutes sortes d'avidités, d'orgueils, de dictatures écrasantes, de misères en tous genres. Et ces dépravations se nichent dans les moindres recoins de notre société, en l'individu même qui cherche continuellement à s'élever au-dessus de tous ses semblables.
Notre société est foncièrement imprégnée de cette multitude de perversions plus insidieuses les unes que les autres, sournoisement exploitées, toujours ambitieuses et plus condamnables que jamais. Toujours animées par l'intérêt absolu, l'individu reste foncièrement égocentrique et coupable d'ignorer tout intérêt moral, au sens de l'humanité tout entière.
Je le dis et le crie haut et fort. Pour l'avoir si souvent exprimé, la véritable réforme de notre monde repose essentiellement sur une volonté unanime d'unité.
Oui, l'UNITE ! Je dis bien l'UNITE. Un terme abstrait que beaucoup rayeront de leur vocabulaire parce que trop attachés au règne puissant de leur petite personne ou de leur petite communauté. Ces esprits polluants qui ne s'attachent qu'à leur vanité et leurs basses prétentions.
L'UNITE, qui exprime à elle seule toute la profondeur de ce qui doit être ! De ce qui est nécessaire à l'édifice d'un monde meilleur. Plus nous nous rapprocherons des autres, des peuples et du monde en général, plus la communauté sera grandissante et plus nous chasserons tous ces travers qui polluent l'humanité et qui nous rendent si pitoyables.
Etre citoyen du monde, c'est être solidaire de chacun et de tous. C'est chasser toute cette discrimination ou cette indifférence envers nos semblables. C'est avoir un respect inébranlable pour l'équité et le droit pour tous. C'est traiter, sans aucune frontière, son semblable avec égalité, dans la considération de tous et le partage de toutes choses, sans prétention débile.
Entretenir la différence, entretenir la supériorité, est de l'orgueil nocif, de l'attachement à soi-même. On ne construit pas le monde en portant un regard incontrôlable sur sa propre personne, sur son propre nombril.
Cette dépravation est pourtant en tous les endroits, tous les sujets, et se répand comme une gangrène dans les moindres recoins de notre vie et de notre quotidien. Notre société en est imprégnée dans toutes formes d'esprits. Le sectarisme conquérant en est l'exemple le plus manifeste.
Le catalanisme, ce sectarisme imbécile, ne manque pas d'exceller en la matière. Il entretient un égotisme pervers qui s'immisce, pour se rendre plus fort, jusque dans la politique. Comme certains de nos élus, à l'exemple de Mach, qui s'octroie, avec une autosuffisante pitoyable, le devoir de porter son petit patois local dans l'hémicycle d'un lieu constitutionnel où s'applique une des grandes règles de notre démocratie. Non pas celle des « forcenés du coin » mais celle de la nation française tout entière...
Et puis, Alduy, qui encourage cette dérive imbécile jusqu'à envisager d'imposer l'association de ce dialecte local à la langue française dans les institutions publiques. De la bêtise humaine en barre. Celle qui contribue à « déconstruire l'humanité ».
Qu'en est-il de toutes ces communautés qui peuplent cette ville ? Gitans, maghrébins, juifs, africains, asiatiques ou même, pourquoi pas, britanniques. Va-t-on imposer la langue de chacun où se satisfaire arbitrairement d'une discrimination linguistique, qui ne serait, en fait qu'une discrimination culturelle, populaire, voire raciale.
Les obédienciers à l'égotisme catalan, avancerons qu'ils ne rejettent nullement leur lien avec la nation et le reste du monde mais revendiquent une juste part de leur culture.
Quelle foutaise ! De l'hypocrisie à l'état pur ! La culture doit s'entretenir dans la seule sphère du savoir, et uniquement du savoir. C'est un héritage ! Un don du passé qui doit contribuer à élever la connaissance. Pas à servir les dépravations égotistes d'une poignée d'irréductibles en manque de reconnaissance. L'intégrer dans toute institution publique ou dans notre société civile est une atteinte à tous les citoyens.
Nous revendiquons aujourd'hui avec acharnement cette noble et impartiale laïcité, fier d'avoir écarter de notre société civile et républicaine, toute ingérence religieuse. Et cela, dans le sens de préserver, l'équité et l'esprit universel. Le régionalisme dogmatique est une corruption de l'esprit encore plus pernicieuse que les religions elles-mêmes.
Nous ne pouvons pas tolérer que des tempéraments vaniteux transgressent l'unité citoyenne au profit d'un nombrilisme imbécile et stérile.
A fortiori, dans une ville déjà déchirée par une politique communautariste terriblement accablante, terriblement enlisée, et soumise à une impuissance ou une incompréhension générale ; volontairement entretenue par la municipalité Alduy, socle de ce particularisme débile.
Alors, je le dis à tous ces imbéciles qui pratiquent la masturbation régionaliste, et à tous ces adorateurs du particularisme nuisible, ne revendiquez jamais d'être des humanistes.
L'humanité ne vous le pardonnerait pas !
AAMB


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  • : L'égotisme absolu
  • : Attaché à aucun, cet espace est néanmoins un regard sur la ville, sur la vie, sur la société en général. Il ne se nourrit d'aucune prétention. Ce que nous exprimons aujourd'hui, un autre le dira demain... ou le contestera... C'est ce qui nous permet à tous de satisfaire à la communauté.

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